Introduction à Etherscan | Ethereum France

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etherscan.io n’est pas  un outil comme les autres. C’est une fenêtre grande ouverte sur un océan de données en perpétuelle mutation : celui de la blockchain Ethereum. Tout est là, ouvert à la curiosité de chacun : la moindre transaction jamais effectuée, les NFTs, les smart contracts avec leur code intégral… Ajoutons à cela des statistiques, des outils fort utiles tels que les frais de gas à un moment donné, la possibilité de vérifier la validité d’un code écrit en Solidity… Autant le dire : il nous faudra plus d’un article pour révéler la substantifique moelle de etherscan.io et dans cette introduction, nous allons nous intéresser en premier à l’usage de ce service pour retrouver les  transactions effectuées avec votre wallet.

— Daniel Ichbiah

Article rédigé par Daniel Ichbiah. Merci à Jérome De Tychey pour la relecture.


Si vous deviez convaincre un sceptique de la puissance d’une blockchain telle que Ethereum, peut-être gagnerait-il à suivre une visite guidée de  etherscan.io. 

Ce qui peut sembler peu évident à comprendre au premier abord pour un néophyte, c’est qu’un système tel que Ethereum (et son système d’exécution l’ Ethereum Virtual Machine) ne fonctionne pas un grand ordinateur central comme c’est le cas pour les banques, assurances et autres institutions, mais sur une communauté d’ordinateurs fonctionnant en parallèle et assurant ensemble le maintien du système. Et cette communauté sans leader est mouvante : n’importe qui peut y entrer et en sortir à tout moment, de son plein gré, et  y participer à l’échelle désirée. 

Les fans de cryptomonnaies se sont habitués à cet état de fait et le tiennent pour acquis. Pourtant, la façon dont fonctionne une blockchain telle que Ethereum et ce qu’elle favorise (les applications de la DeFi, les NFTs…) est en soi une révolution. 

etherscan.io est en mesure de faire mieux prendre conscience de la fiabilité de ce système et des opportunités qu’il ouvre à tout un chacun.

Autant le dire : l’exploration de etherscan.io s’apparente à celle d’une grande ville où l’on débarquerait un beau matin, sans avoir pris le temps de prendre ses repères. Alors, pour cette introduction, nous allons révéler quelques points essentiels de cette caverne d’Ali Baba. 

Pour faciliter la découverte, nous avons agrémenté cet article de visuels. Le mieux pour vous est de suivre les explications pas en pas en chargeant etherscan.io sur votre propre ordinateur.

Sachez-le : ce que vous allez découvrir ici vous sera utile bien au-delà de l’écosystème Ethereum.  Et oui : ce n’est pas pour rien que d’autres blockchains ont adopté cet outil (Etherscan développe et déploie à la demande des “Etherscan-like” pour d’autres blockchains:

  • bsccan.io pour la Binance Smart Chain,
  • solanascan.io pour la blockchain Solana,
  • polygonscan.com pour Polygon,
  • etc.

La page d’accueil de etherscan.io

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La page d’accueil de etherscan.io comporte quatre parties principales :

  • Au sommet, un menu avec les principales options : Home, Blockchain, Tokens, Resources
  • Juste au-dessous dans la partie bleu marine apparaît un moteur de recherche. Comme nous le verrons, chaque transaction jamais effectuée en Ethereum ou dans une monnaie dérivée est librement accessible,
  • La troisième partie affiche le cours de l’Ethereum en dollars comme en Bitcoin,  le nombre total de transactions effectuées depuis la toute première transaction opérée le 31 juillet 2015. Au moment où cette capture d’écran a été effectuée, il s’élevait à 1,4 milliards de transactions. Nous avons ensuite le prix moyen du gas (soit 91 Gwei ou milliardième d’ETH ou encore 4,63 dollars ici). Sur la ligne inférieure, nous voyons apparaître la capitalisation de l’Ethereum, le niveau de difficulté du minage exprimé en TH (Terra Hash par seconde) soit la quantité moyenne de calcul nécessaire à la  résolution d’un bloc sur les 12 dernières heures. Sur la droite, nous pouvons voir la courbe du cours de Ethereum au cours des derniers 14 jours.
  • Tout en bas, nous voyons apparaître sur la gauche, les derniers blocs venant d’être minés avec leurs n°, ici : 1 407 078, 1 407 077, 1 407 076… Nous voyons apparaître en regard de chaque n° de bloc, le nom du mineur, soit ici Hiveon Pool, F2Pool Old, Ethermine… Nous voyons également pour chacun d’eux combien de transactions ils ont traité au passage : 13 transactions en 24 secondes, 213 transactions en 8 secondes, etc. Et sur la colonne de droite, nous voyons quelle est la récompense qu’ils ont obtenue, généralement aux alentours de 2 ETH.
    Sur la partie droite, nous voyons apparaître les dernières transactions qui ont été validées avec d’une part, l’identifiant de la transaction, l’émetteur et le destinataire et enfin le nombre d’ETH impliqués dans cette transaction.

Sur cette simple page d’accueil, nous pouvons déjà voir que tout est public. Nous allons le voir plus en détail.

Chaque bloc dans le détail

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Cliquez sur l’un des n°s de blocs. Nous avons accès à toutes les informations relatives à ce bloc, mémorisées une fois pour toutes.

Nous voyons apparaître les informations suivantes :

  • Block height : soit le n° du bloc dans la numérotation des blocs Ethereum depuis le tout premier bloc ou bloc 0.
  • Timestamp : l’horodatage exact de la création de ce bloc.
  • Transactions : combien de transactions sont incluses dans ce bloc.
  • Mined by : qui a miné ce bloc.
  • Block reward : combien d’ETH a-t-il reçus en récompense.
  • Uncles reward : rappelons que de nombreux nœuds (ordinateurs) sont en compétition pour la création de nouveaux blocs, et qu’il peut arriver que deux ou plusieurs preuves de travail soient produites simultanément. Dans ce cas de figure, c’est la chaîne la plus longue qui est conservée tandis que l’autre est considérée comme périmée. Sous Ethereum, le bloc périmé est appelé bloc oncle et il reçoit alors une petite récompense qui serait indiquée ici.
  • La difficulté de minage de ce bloc.
  • La difficulté totale sur le réseau.
  • La taille du bloc.
  • Le frais de gas utilisé pour le minage de ce bloc.

Ces informations complètes sont accessibles en toute transparence à quiconque consulte etherscan.io. Rappelons que chaque validateur de la communauté conserve des copies perpétuellement mises à jour de tous ces blocs.

Chaque transaction explicitée

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Cliquez à présent sur l’identifiant d’une transaction. Là encore, les informations relatives à cette opération sont explicitement affichées :

  • Transaction hash : le hash (identifiant calculé) de cette transaction.
  • Status : le statut de la transaction. En effet, elle a pu être rejetée par exemple si l’émetteur de cette transaction ne disposait de suffisamment d’ETHs pour payer les frais de gas.
  • Bloc : le bloc de la blockchain Ethereum dans lequel figure cette transaction.
  • Timestamp : l’horodatage de cette transaction.
  • From : l’émetteur.
  • To : le destinataire.
  • Value : le montant impliqué dans la transaction, en Ether et l’équivalent en dollars.
  • Transaction fee : quel a été le coût de cette transaction pour l’émetteur.
  • Gas price : quel prix de gas a été pratiqué pour cette transaction.

Si vous cliquez sur See more, vous accédez à davantage de détails encore sur cette transaction précise.

Telle est la beauté de la chose. Une fois qu’une transaction requise a été validée, ce nouvel état de EVM (Ethereum Virtual Machine) est diffusé et dupliqué à travers l’intégralité du réseau de nœuds. Et l’historique des transactions est visible par n’importe qui et nous avons là le facteur majeur qui différencie l’univers de la cryptomonnaie de celui des institutions financières classiques. Quelle banque vous donnerait un tel accès au moindre des mouvements effectués sur n’importe quel compte ?

Et oui… Sur Ethereum, mais aussi sous d’autres blockchains, nous pouvons retrouver la trace de n’importe quelle transaction jamais émise. Si cet argument aisément démontrable via etherscan.io ne parvient pas à faire taire certains sceptiques quant à la fiabilité de ce système, il y aurait de quoi désespérer.

L’historique de vos propres transactions

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Pour en avoir le cœur net, chargez l’un de vos portefeuilles Ethereum (Metamask, Trust Wallet, Coinbase Wallet…) et copiez votre clé publique.

A présent, collez cette adresse dans le moteur de recherche de la page d’accueil de etherscan.io.

Sur la partie haute, vous pouvez alors voir sur la gauche quel est le solde de votre portefeuille et son équivalent en dollar. Si vous disposez de tokens autres que ETH, vous pouvez y accéder par le menu déroulant en face de Token.

Sur la droite se trouve la partie More Info et elle n’est renseignée ici que si vous vous êtes inscrit sur etherscan.io (ce que vous pouvez faire depuis le menu du haut- nous l’aborderons plus tard) et avez indiqué un nom – ici j’ai associé le nom Danic à la clé publique de mon portefeuille Metamask. Comme nous le verrons plus bas, indiquer un tel nom peut faciliter la lecture des transactions.

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En réalité, ce n’est pas cette partie supérieure qui importe mais celle située au bas de cet écran : Transactions. Dans cet exemple, nous avons agrandi cette partie en utilisant la flèche de défilement vertical.

Nous voyons ainsi apparaître toutes les transactions effectuées récemment sur votre portefeuille. Examinons les colonnes :

  • Txn Hash : le hash de la transaction. Sur etherscan, retenez que l’abréviation « txn » désigne le terme transaction. Si vous cliquez sur cet identifiant, vous verrez apparaître les détails de la transaction en mode « vertical » comme nous l’avons vu plus haut.
  • Method : quelle est la fonction qui a été exécutée. Dans l’exemple de la figure ci-dessus, nous pouvons voir qu’il y a divers types de transaction : des transferts de crypto-actifs, le « brûlage » (burn) de certains tokens, et aussi une soumission (inscription) à un site.
  • Block désigne le bloc de la blockchain Ethereum dans lequel une transaction particulière a été enregistrée de façon définitive et immuable.
  • Age nous indique quand cette transaction a eu lieu exactement en nombre de jours écoulés. Si vous posez votre curseur sur l’une de ces informations, vous obtenez la date et heure exacte en « pop-up ».
  • From indique quelle a été la plateforme émettrice. Ainsi, nous avons par exemple ici des exchanges tels que Binance ou Coinbase, ou encore votre propre portefeuille. Dans cet exemple, c’est mon nom (Danic) qui apparaît plutôt que la clé publique de mon portefeuille dans la mesure où j’ai associé ce nom à ma clé, ce qui, comme vous pouvez le voir ici rend la lecture de ce tableau plus simple.
  • IN ou OUT indique s’il y a eu un transfert d’ETH vers votre portefeuille ou si les ETH sont sortis de ce portefeuille.
  • To désigne qui a été le destinataire de la transaction. Là encore, le nom Danic apparaît à la place de ma clé publique – nous verrons plus loin comment vous pouvez faire de même. 
  • Value indique la valeur de la transaction.
  • Txn Fee désigné les frais qui ont été prélevés pour cette transaction.

Vous disposez bel et bien d’un historique aisément déchiffrable de toutes les transactions opérées avec un portefeuille donné.

Ainsi sur la 1ère ligne, nous pouvons voir qu’il y a eu un transfert depuis Binance vers mon portefeuille, d’un montant de 0.01375 ETH et que les frais de transactions se sont élevés à 0,00231 ETH.

Sur la 2ème ligne apparaît une inscription sur l’application Proof of Humanity qui a occasionné une sortie de 0,125 ETH.

Sur la dernière ligne  nous pouvoir qu’un transfert avait eu lieu depuis Coinbase vers le portefeuille Danic.

Nous pouvons mieux voir ici ce qui se passe chaque fois que votre portefeuille a été impliqué dans une transaction :

  1. Ladite transaction s’est vu assigner un code dit de « hash » (TxHash).Cette transaction a été diffusée sur le réseau de nœuds Ethereum.
  2. Si elle a été jugée valide, cette transaction a été ajoutée un pool de transactions en attente d’exécution. Ces transactions en attente sont visibles depuis la page d’accueil de etherscan.io à partir du menu Blockchain / View Pending Txns.
  3. Plusieurs mineurs sont entrés en compétition afin de résoudre l’équation correspondant à votre transaction – une énigme de type POW (proof-of-work – preuve de travail) sur l’actuelle version d’Ethereum.
  4. Une fois qu’une solution a été trouvée, le mineur gagnant a obtenu le droit de diffuser le nouveau bloc au réseau. La transaction correspondante a ainsi été exécutée et inscrite sur la blockchain Ethereum ce qui vous permet de la voir depuis etherscan.io.

Associer un nom à sa clé publique

Comme vous avez pu le constater, aucune inscription n’a été nécessaire pour que vous puissiez profiter d’etherscan.io. Toutefois, vous avez dû avoir un affichage de vos transactions similaire à celui affiché ici : les clés publiques sont affichées telles quelles et comme nous l’avons vu cela n’aide pas à la lecture d’un tel tableau.

Donc, vous pouvez gagner à associer un nom à votre clé publique et voici comment faire.

  1. Depuis le menu de la page d’accueil, cliquez sur Sign in puis repérez l’option Click to sign up au bas de cette page.
  2. Introduisez les informations demandées (nom, mot de passe, etc).
  3. Confirmez l’inscription depuis votre adresse email.
  4. Opérez le Log in dans etherscan.io avec vos identifiants.
  5. Votre nom vient s’afficher dans le menu à la place de la mention Log in.
  6. Collez l’adresse de votre clé publique dans le moteur de recherche de etherscan.io
  7. En face de My name Tag cliquez sur Update. Indiquez un nom.
  8. A présent, c’est ce nom qui apparaît dans la liste des transactions à la place de votre clé publique.

Exploiter etherscan.io plus en profondeur

Nous n’avons abordé ici que le B-A BA de etherscan.io. En réalité, c’est un outil que vous pourrez mettre à profit pour diverses opérations. Par exemple, trouver quel est le moment adéquat pour transférer des ETH en fonction de la moyenne des frais de gas à un moment donné. Vous pouvez aussi obtenir des informations sur des tokens ERC-20 (conformes à la norme d’Ethereum), ERC-721(les NFTs) ou encore ERC1155 (autre type de NFTs) et les transactions correspondantes. Comme vous pouvez le voir, nous pourrons également accéder aux smart contracts déployés sur Ethereum, et même pouvoir copier le code d’un smart contract afin de l’étudier si vous développez en Solidity. Vous serez également en mesure de mieux comprendre comment fonctionnent certains outils de la DeFi. Vous pourrez même savoir qui sont les baleines de la crypto et sur quel type de montant ils opèrent à un moment donné.

Grâce soit  rendue à Matthew Tan et à son équipe pour avoir élaboré un service aussi étendu, qu’ils persistent à mettre à jour au fil des jours. Sachez aussi que, à l’occasion du déploiement de ce que nous appelions jusqu’alors Ethereum 2.0 ou V2 – et qui devrait finalement être nommé Ethereum Consensus Layer – un nouvel outil sera mis en place du nom de BeaconScan.


Article rédigé par Daniel Ichbiah. Merci à Jérome De Tychey pour la relecture.



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